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Bonheur et neurosciences.  Quel est le rapport ? Scientifiques, anthropologues, psychologues, économistes et philosophes tendent à dire que le bonheur se trouverait dans notre cerveau. La science détiendrait-elle LA formule pour être heureux ? Voici des réponses concrètes et des astuces « neuroscientifiques » pour nous rendre plus heureux.

Non, non, je ne vais pas vous parler de consommations illicites pour voir du rose partout et être peace and love toute la journée…

Preuve 1 : de la méditation pour atteindre le bonheur

Cette théorie a été validée par les neurosciences. Pratiquer la méditation permet de contrôler son mental et de prendre de la distance. Et c’est cette connexion entre les neurones, qui pendant nos minutes « méditation », engendre des émotions positives. Un grand nombre de recherches suggère qu’elle peut aider à développer un sentiment de bien être général, voire contribuer à traiter la dépression, en apprenant à mieux résister au stress et aux impulsions, et à se libérer de la rumination. La pratique de la pleine conscience rend l’esprit plus ouvert et souple aux changements.

méditer rend heureux

La médiation bien maîtrisée aide à trouver la sérénité. Chez les méditants les plus chevronnés, l’activité et la structure de l’encéphale se modifient : certaines aires liées à la sensibilité au stress et la peur s’amincissent, tandis que celles impliquées dans l’attention et la régularisation des émotions semblent gagner en volume. En plus d’avoir un bon moral, la méditation ralentirait le vieillissement des cellules. On vivrait donc plus longtemps. C’est que du bonheur non ?

Méthode

Pas besoin d’être un moine bouddhiste pour pratiquer la méditation. Si vous ne souhaitez pas tout de suite investir et suivre des cours, il existe des applications smartphones (simples, faciles et gratuites). En ce moment j’utilise Petit Bambou.

Preuve 2 : la respiration pour oxygéner notre cerveau, une source de bonheur

Vous vous allez me dire que la respiration n’a rien avoir avec le cerveau. Et bien détrompez-vous. En plus de l’oxygéner, le Journal of Neurosciences démontre que la respiration influence le fonctionnement et le comportement de notre cerveau. Grâce à des techniques de concentration par la respiration, notre cerveau nous le rend bien : sensation de détente, diminution du stress, totale relaxation… bien être et bonheur en somme ! En respirant doucement, lentement, en synchronisant respiration et rythme cardiaque, l’organisme adresse au système nerveux, via le nerf vague, le message que tout va bien.

Méthode

Comme l’astuce numéro 1, il existe des tas d’applications et des vidéos sur Youtube qui permettent d’apprendre des techniques de respiration. Pour les plus motivés, pensez à la sophrologie ou le yoga.

bonheur et neurosciences

Preuve 3 : le bonheur commence dans notre cerveau en passant par nos pensées

Vous savez, cette petite voix intérieure qui nous envoie sans arrêt des messages… Christian Boiron, PDG-Philosophe et auteur du livre intitulé La source du bonheur est dans notre cerveau, analyse ce phénomène de la façon suivante : ces messages reçus en permanence sont des « pensées automatiques pathogènes » car souvent créatrices de souffrances du style :

  • je suis nul
  • je ne vais pas y arriver
  • elle me gonfle
  • je suis fatiguée

Nos pensées sont automatiques et non filtrées par notre intelligence. Nous devons donc être vigilants pour débusquer ses pensées automatiques, les décoder en conscience, en les passant sous notre scanner de l’intelligence.

Méthode

C’est un travail de longue haleine, qui se fait au quotidien. Je ne dis pas que c’est forcément confortable. Mais essayez de temps en temps de « penser à vos pensées » et mettre en place une psychologie positive.

neurosciences et bonheur

Preuve 4 : bonheur et neurosciences expliqués par la sérotonine

Faites le plein de sérotonine, l’hormone du bonheur !

Ce neurotransmetteur, impliqué dans le sentiment de plénitude et de contentement, se révèle essentiel à la régulation de nos humeurs : un cerveau baignant dans la sérotonine est indiscutablement un cerveau heureux. Attention de ne pas confondre sérotonine et dopamine qui sont des antagonistes ! L’une est essentielle à la régulation de nos humeurs ; l’autre est synonyme de plaisir immédiat et éphémère. Quand la dopamine augmente, la sérotonine diminue et vice versa. Alors comment faire le plein de sérotonine ?

Méthode

Les pratiques citées ci-dessus augmentent déjà le taux de sérotonine (c’est scientifiquement prouvé). Pour remplir davantage votre dose du jour, pensez aux massages, au sport, à une activité artistique et surtout à rire.

 Comme quoi, en croire les neurosciences, il en faut vraiment peu pour être heureux ! En décortiquant toujours plus le fonctionnement de notre cerveau, les scientifiques dévoilent les constituants biologiques de la plénitude. So Pulse !  
La science du bonheur. Êtes-vous d’accord ?

Sources :

  • THOMAS D’ANSEMBOURG. Etre heureux ce n’est pas nécessairement confortable. Editions Pocket, 2004.
  • JEAN- MARC PHILIBERT. Que la force soit avec vous. Envoyé spécial, France 2, novembre 2017.
  • STEPHANIE BENZ. Neurosciences : la chimie du bien-être. L’Express, 28 février 2018.
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