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Gérer les conflits… Quand la personne ou le projet en vaut la peine, c’est préférable d’argumenter pour convaincre l’autre, ou bien trouver un consensus. Dans le cas contraire, il n’est pas nécessaire de s’épuiser dans des dialogues interminables. Voici quelques techniques qui vous feront économiser du temps (et de votre salive accessoirement).

Lire aussi >> Affirmation de soi : 5 techniques pour se faire respecter au travail

Poussez l’autre à se justifier par des questions

gérer les conflits communication

Surtout face à des reproches non fondés, il ne faut pas se justifier sinon vous entrez dans son jeu. Au contraire, torturez votre interlocuteur par des questions pour l’obliger, lui, à se justifier. Et ne lâcher rien au fil de la conversation. C’est à votre interlocuteur d’apporter la preuve de ses reproches et pas à vous de montrer qu’ils sont abusifs en prouvant le contraire. Cette technique semble discutable ou au départ difficile à mettre en place. Entraînez-vous au fur et à mesure, je vous affirme qu’elle sera redoutable. Voici des questions exemples :

  • Qu’est ce que vous entendez par là ?
  • Pourquoi ?
  • Que voulez-vous dire exactement ?
  • Qu’est ce qui vous fait croire cela ?
  • Moi arrogant ? Parce que poser des questions pour essayer de te/vous comprendre c’est être arrogant ?
  • Vous n’auriez pas l’impression que l’on marche sur la tête ?

Poser une question permet également de gagner du temps dans la conversation. Amusez-vous !

Utilisez le silence partiel ou la mise en veilleuse

Ne perdez plus de temps à discutailler, négocier, expliquer, justifier, demander, supplier…

Si vous êtes confronté.e à une personne intolérante ou négative, inutile de relever ses propos désagréables. La meilleure réponse que vous pouvez faire c’est l’ignorance. Évitez de vous défendre ou de prouver que vous avez raison. Cela ne pourrait qu’engendrer des discutions interminables. Tandis ce qu’en se taisant, il est prouvé que c’est le meilleur moyen de désarçonner les querelleurs, les médisants ou les faiseurs d’histoire.

le silence pour gerer un conflit

Et dans le cas où vous avez à faire à un vendeur relou ou peu scrupuleux qui a appris par cœur toutes les réponses à vos objections, imposez votre silence. Ne vous épuisez plus à contre-argumenter, la situation deviendra ridicule. Fixez votre interlocuteur et faites silence, il n’aura plus aucune aspérité pour se raccrocher.

Faites le perroquet pour gérer les conflits

Ok vous allez vous dire que c’est ultra puéril mais pas du tout ! Il ne s’agit pas de répéter tout ce que vous dit votre interlocuteur avec un air niais pour se foutre de la gueule de votre interlocuteur.

les 3 frères scene culte mickey

Non plus sérieusement. Il s’agit de répéter x fois votre PROPRE affirmation. Restez centré.e sur ce que vous voulez et ne lâchez pas le morceau. Pensez au pitbull qui ne dessert jamais ses mâchoires ou encore le disque rayé qui émet la même phrase en continu « Non, Maman. Je ne viendrai pas à Noël. Nous avons d’autres projets », puis « comme je te l’ai dit la dernière fois, je ne viendrai pas à Noël. Nous avons d’autres projets ». Enfin, « je t’ai dit plus d’une dizaine de fois depuis un mois que je ne viendrai pas à Noël car nous avions d’autres projets. Tu n’as pas voulu l’entendre, mais je peux te confirmer encore une fois que nous ne viendrons pas ».

Mettez un terme à la discussion

gerer une dispute

Faites-vous partie de ces gens qui, lorsqu’ils sont en difficulté, ne peuvent émettre un seul son ? Qui ensuite se creusent la tête sur ce qu’ils auraient pu répondre ? Et qui trouvent après coup les réparties pertinentes ? Pour éviter d’être décontenancé.e et rester en possession de tous vos moyens, je vous conseille de mémoriser des réponses toutes faites adaptées à différentes situations et de s’entrainer à les utiliser jusqu’à ce qu’elles deviennent automatiques :

  • Si vous voulez bien me parler normalement, je m’entretiendrai très volontiers avec vous
  • Non je ne discute pas avec vous dans ces conditions
  • Je ne peux pas continuer comme ça
  • Les choses sont mal parties, on se parle sans s’écouter. Je propose que l’on se revoie plus tard
  • Ce genre de propos ne me fait pas rire

Fuyez en dernier recours

On dit que fuir c’est lâche, mais dans le cas où vous êtes face à une personne toxique ou un chef persécuteur, c’est l’option qui semble être la plus adéquate. Quand vous avez à faire à un manipulateur c’est comme si vous étiez un dompteur dans la cage face au fauve. Si vous avez peur le fauve le sent, si vous lui tournez le dos (tout en restant dans la cage), le pire est à craindre. Il n’y a que 3 solutions : accepter la relation (donc accepter de vous laisser marcher sur les pieds), la renverser (échanger les rôles du persécuteur et de la victime en y laissant toute votre énergie), ou la rompre et partir. Une vie dominée par le conflit n’est pas responsable ni supportable.

 Pour résumé il vaut mieux laisser tomber ou partir quand les décisions et idées de votre interlocuteur obéissent à une logique biaisée, qui ne laissent pas de place à des idées issues de votre volonté d’améliorer les choses. So Pulse ! 
Appliquez-vous déjà une de ces techniques ?

Sources

  • GOUNELLE. Les dieux voyagent toujours incognito. Pocket édition, 2012.
  • OTTI, G. HARTER. Ayez le sens de la répartie ! Vigo, 2008.
  • Jason Rosewell. Unsplash.com.
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